Transdev veut quitter le navire SNCM !

Nous avions évoqué l’histoire vécue par la Société Nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM), filiale de Transdev et sa délégation de service public (DSP), qui est à mettre en parallèle avec la situation que nous vivons avec la compagnie Océane (Transdev)Rapport parlementaire n°1629 de l’Assemblée Nationale.

Nous avions présenté le principe des vases communicants, notamment avec la location du navire Jean Nicoli par Veolia Transport (Transdev) à la SNCM: ou comment créer des déficits au niveau de sa filiale ?

Veolia Transdev veut quitter le navire, sans assumer sa responsabilité opérationnelle

Dans son rapport annuel 2013, et pour les comptes annuels 2013, M. Philippe Capron (HEC et ENA promotion Léonard de Vinci de 1985directeur financier du groupe Veolia Environnement précisait:

SNCM : objectif de sortie rapide

  • 440 M€ réclamés par la Commission Européenne hors intérêts*;
  • Dégradation sensible de la situation de la SNCM qui rend caduc le plan à long terme adopté en septembre dernier;
  • Apport d’un financement complémentaire de 30 M€ par Transdev en 2013;
  • Engagement par l’Etat fin 2013 d’un apport de 30M€ début 2014

Transdev et Veolia n’apporteront plus aucun financement pour soutenir la SNCM dont le plan de redressement n’est pas crédible. Transdev s’est opposé au principe de la commande de 4 navires lors du Conseil de Surveillance du 25 février 2014 et est prêt à céder sa participation de 66% dans la SNCM pour un prix symbolique et à abandonner ses créances sur la SNCM pour en faciliter la reprise.

NDLR: *La cour de justice européenne a exigé le remboursement de 205 millions d’euros d’aides publiques reçues par la SNCM au moment de sa privatisation par le gouvernement  en 2006 par le gouvernement de M. Dominique de Villepin. Si l’on ajoute à cela la précédente tranche de remboursements exigée par l’U.E , cela porte à 440 millions d’euros hors intérêts, le remboursement du à l’Etat par la SNCM.

Aujourd’hui, Transdev, actionnaire principal avec Veolia (66%) veut quitter le navire, avant tout dans l’intérêt de ses actionnaires qui se sont bien « nourris sur la bête » et ne souhaitent plus aujourd’hui assumer les erreurs de gestion opérationnelle entièrement contrôlée par Veolia Transport (Transdev).

Selon le principe bien connu: « On privatise les gains tant qu’on peut et on mutualise ensuite les pertes ». Il est fort à parier que c’est le contribuable qui risque de payer la facture finale, avec l’Etat (à travers la Caisse des dépôts) comme actionnaire minoritaire à 25 %.

Nous vous proposons à la suite l’interview de M. Jean-Marc Janaillac (HEC 1971 et ENA promotion Voltaire de 1980), PDG de Transdev par Jean Leymarie, dans « L’interview éco », le lundi 3 novembre 2014, sur France Info:

SNCM va déposer le bilan. Un millier d’emplois est menacé. Le groupe Transdev, principal actionnaire de la compagnie maritime, juge le redressement judiciaire inéluctable. Selon son PDG, Jean-Marc Janaillac, « c’est la seule chance d’éviter la disparition pure et simple de la SNCM« .

L’avenir que l’on nous réserve, contre toute logique économique ?

Veolia Environnement a manifesté plusieurs fois son souhait de vendre sa banche transport (Transdev). Cette dernière société cumulerait une dette abyssale de 1,9 milliard d’euros en 2012, dont 380 millions pour la seule année 2012. Mais encore, en dehors, des déficits cumulés (évalués à plus de 6 millions d’euros jusqu’en 2012) de la compagnie Océane (Veolia Transdev) pour l’ensemble de la durée de notre actuelle délégation de service public (DSP) de 2008 à 2014, des sept avenants* avec à chaque fois une baisse de la qualité du service, au grès des désiratas du délégataire, on voudrait nous faire encore croire en  la compagnie Océane (filiale de Transdev) pour assurer un avenir serein et pérenne pour la prochaine délégation de service public (DSP) pour la desserte des îles du large du Morbihan ? Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ou reines !

NDLR:
*A titre d’exemple, le dernier avenant n°7 de mars 2014 de la présente DSP (2008 à 2014), avait pour but affiché de dégager une économie de charges évaluée à 500 000 euros.

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